C’est l’abstraction et l’expérimentation qui m’intéressent dans ma démarche.

Le premier geste avec la matière amorce un dialogue avec ce qui se passe sur le support. Peindre et graver deviennent une danse avec l’aléatoire dans laquelle je me laisse surprendre par la réaction de la matière à mon geste.
Il en résulte des oeuvres expressives, en mouvement, où l’on peut deviner givre, dentelle, ou objet familier.
Mes abstractions interprètent la nature qui me ressource: les vents d’hiver, les textures sur la neige, les rivières; puis écorces, lichens, algues, trouvés en marchant; et parfois aussi, les enjeux actuels de la pérennité des écosystèmes et de la vie sur terre.
L’hiver, il m’arrive de peindre dehors, sous 10 Celsius lorsque les conditions météo le permettent. Le froid imprime des traces de givre et de flocons sur le papier et fait réagir les pigments.